tenir bon

voilà, c’est fini, une page se tourne. Dans ma vie professionnelle, j’ai essuyé 3 réorganisations dans des entreprises du secteur de la formation, toutes ayant pignon sur rue. Toutes les trois ont décidé, à un moment de leur histoire, de céder au vertiges de la modernité managériale.

Et dans les trois cas, le prix à payer est pour les formateurs. Comme pour les ouvriers, comme pour les infirmiers. Les gestionnaires sans imagination ne trouvent-ils donc jamais d’autres solutions? Quelle confusion entre le capital intelligence et l’adaptation aux contingences.

Cette fois-ci, j’ai pris une décision radicale. J’ai refusé les petits aménagements avec l’intégrité du savoir, de la transmission, de la fabrique du professionnel. Je me sais suffisamment exigeante avec moi-même pour refuser de travailler dans un contexte de rabotage progressif.

Pour le dire autrement. Je ne veux plus avoir à discuter des critères de la qualité du travail avec des non-spécialistes de ce travail. Je ne veux plus avoir à échanger de façon stérile, ne pas être entendue, ne pas pouvoir peser sur la décision finale. Je me désengage.

La dispute, la dialectique, c’est quand les protagonistes se mettent d’accord sur un préalable: nous sommes un collectif attelé à la même tâche. Sans ce préalable, la dispute est un vortex, une énergie dirigée vers un seul but, dont la finalité est d’écraser la capacité créative.

Mais j’ai déjà longuement écrit la dessus, il faut avancer.

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